27.03.2008

On ne la fait pas à B.-H. L.

Eh non ! Il est bien trop fort ! Certains idiots ont pensé pouvoir dissimuler cela longtemps, mais B.-H. L. a mit la terrible vérité au grand jour : l'antisarkozysme n'est rien d'autre que de l'antisémitisme.

C'est, personnellement, ce que j'ai toujours clamé haut et fort, et je le ferai à nouveau ici-même. 

Voilà donc une de ces dernières tribunes publié sur le site du Point.  

Schlomo et Rictus 

 

 

 

Dimanche. Brève annonce sur LCI. Un sous-préfet de Charente-Maritime vient d'être démis de ses fonctions sur instruction de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie. Motif ? Manquement au devoir de réserve qui est de règle pour les serviteurs de l'Etat. Et ce à cause d'un « point de vue » donné au journal en ligne Oumma.com et où il est question d'Israël comme du seul Etat au monde où les snipers abattent les fillettes à la sortie des écoles et où les centres de torture font, pour cause de shabbat, relâche le samedi. Air connu. Rien de nouveau sous le soleil de l'insondable bêtise politique. Sauf que ce passage à l'acte vient, et c'est une première, d'un haut fonctionnaire de la République. Et sauf que le haut fonctionnaire a choisi, pour briser son devoir de réserve, non pas un grand quotidien, un magazine, une radio, mais l'organe officieux des Frères musulmans en France et, en particulier, de Tariq Ramadan.

La nuit passe. L'affaire me trotte dans la tête. Car il n'y a pas qu'Oumma. Il y a le nom de l'homme qui, lui aussi, me dit quelque chose. Guigue... Sous-préfet Bruno Guigue... Je cherche dans mes souvenirs. Je sollicite l'ami Google. Et, très vite, cela me revient : mais oui, bien sûr ! le même Guigue qui, à mon retour du Darfour, avait donné au même Oumma un article particulièrement infect sur moi (ce qui n'est pas bien grave) et sur la tragédie des Darfouris (ce qui est, évidemment, plus sérieux). La coïncidence est presque trop belle. Car confirmation, au laboratoire, de ma vieille thèse sur l'effet d'aveuglement que produit, immanquablement, la monomanie antisioniste. Pourquoi n'entend-on jamais les adversaires d'Israël sur le Tibet ? les guerres oubliées d'Afrique ? la Bosnie, il y a quinze ans ? pourquoi s'acharnent-ils, aujourd'hui, à nier le martyre du Darfour ? Eh bien voilà. La preuve par Guigue. Un martyre n'intéresse ces gens que lorsqu'il est le fait d'Israël ou, je cite, de son larbin américain. Un massacre où ni Israël ni les Etats-Unis n'ont trempé ne jouit, dans la galerie de clichés qui leur tient lieu de vision du monde, que d'une existence de second genre.

Sur ma lancée, naviguant de site en site, je tombe sur toute une nébuleuse d'autres sites venant en défense du « courageux » fonctionnaire sanctionné. Je ne les nommerai pas, ces sites. Je ne veux pas leur faire de publicité et ne les nomme donc pas. Mais ce que je découvre c'est-nouvelle surprise-qu'ils sont, en effet, très nombreux ; que, du rouge (altermondialiste) au brun (Front national et apparentés) ou au vert (islamiste radical), ils couvrent l'essentiel du spectre du pire ; et qu'ils s'accordent tous, en fait, sur une représentation articulée en trois propositions aussi délirantes que simples. Israël est un Etat nazi. Le monde est organisé pour dissimuler cette vérité. Et le cerveau de ce complot, son chef d'orchestre clandestin, le véritable agent des noirs desseins de l'éternelle « Internationale juive », se trouve être ici, à Paris, juste au-dessus de chez Alliot-Marie qui n'est, avec Kouchner, Attali et autres nouveaux « Juifs Süss » (je cite toujours la même plaisante littérature), qu'un instrument docile entre ses mains-il n'est autre, ce juif honteux, caché, chanoinisé, mais démasqué, que... Nicolas Sarkozy lui-même !

Je repense, du coup, à ces sites antisémites qui se déchaînaient, pendant la campagne, sur l'air du « Tout sauf Sarkozy » et qu'avait dénoncés Liliane Kandel, membre du comité de rédaction des Temps modernes . Je reprends le livre, paru, lui, après les élections, où le philosophe Alain Badiou, prétendant se réclamer de Freud (pauvre Freud !), n'appelle plus le président par son nom mais « l'homme aux rats », juste « l'homme aux rats », comme dans les films de propagande qui passaient dans les cinémas sous l'Occupation. Je pense à tels signes, minuscules sans doute, dérisoires, mais qui vont des attaques ad hominem (en particulier sur le physique) à un type d'agression que l'on ne s'était autorisé vis-à-vis d'aucun de ses prédécesseurs (l'affaire du SMS) en passant par « Les Guignols de l'info », qui lui collent maintenant (s'en sont-ils eux-mêmes avisés ?) l'accent des comédiens de « La vérité si je mens ». Je mets tout cela bout à bout. Et finis par me dire qu'il y a là, qu'on le veuille ou non, quelque chose qui fait symptôme : non plus de quoi Sarkozy mais de quoi l'antisarkozysme est-il le nom ?

Dieu sait s'il y a des-bonnes-raisons de s'opposer à ce régime. L'immigration. La loi sur la rétention de sûreté. Le discours de Dakar. Les dérapages, à Riyad ou au Vatican, sur cette pierre angulaire de la République qu'est l'idée de laïcité. La parole trahie sur les Tchétchènes, les Tibétains, la démocratie en Russie, les droits de l'homme en général. Sur aucun de ces terrains, il ne faut céder d'un pouce. Sur aucun, il ne faut se laisser intimider. Mais raison de plus pour ne pas tolérer que soit franchie la ligne jaune qui sépare le vrai débat de l'injure à la personne et au nom. Je crois avoir été l'un des premiers, bien avant le début de la campagne, à dénoncer, dans ces colonnes, la diabolisation dont commençait d'être l'objet le futur candidat. Eh bien, de la même façon, aujourd'hui, je mets en garde contre les relents fétides que semble à nouveau dégager, côté droite comme côté gauche, la haine pavlovisée du désormais chef de l'Etat.

 

16.03.2008

Sarközy : "La France sera toujours au côté d’Israël, toujours".

Voilà des extraits du dernier sketch de l'incontournable humoriste sioniste, Nicolas Sarközy Nagy de Bocsa (quelque chose dans le genre), connu en France sous le pseudonyme de "Sarko le rigolo". Sketch joué à l'occasion d'une bouffe en famille à l'Elysée, lors de la visite en "Fronce" de tonton Shimon Peres.
Malades du coeur, et antisionistes (ce qui est sensiblement la même chose), abstenez-vous, il paraitrait que Dieudonné est tombé de son cocotier en lisant ce qui suit.

 Schlomo et Rictus

 

 

"Vous connaissez mon attachement, Monsieur le Président, indéfectible à la sécurité d’Israël. Aucun peuple à travers le monde ne peut vivre sous la menace du terrorisme, ce terrorisme qui vient de frapper Jérusalem et que la France condamne avec une totale énergie. Malgré les violences, les dirigeants israéliens ont choisi courageusement de continuer le processus de paix. Monsieur le Président, pour la France, c’est le seul chemin. Il n’y a pas d’autre solution entre les Palestiniens et les Israéliens que le règlement politique.

Et la France entend accompagner pleinement Israël dans ce chemin vers une paix juste, vers une paix durable dans la région. L’espérance, née de la Conférence internationale d’Annapolis, ne doit pas être déçue. L’objectif reste d’obtenir un accord sur le statut final avant la fin de l’année. Est-ce qu’on pense qu’on n’a pas assez souffert qu’on doive attendre encore ? Attendre quoi ? Et pour qui ? Et qui peut dire que l’année prochaine ou l’année d’après, ou la décennie d’après, cela sera plus facile que cette année ? Et il faut régler les questions clés : les frontières, la sécurité, les réfugiés, le statut de Jérusalem. La paix est complexe mais elle est infiniment moins dangereuse que la guerre.

La France a accueilli la Conférence des donateurs pour l’Etat palestinien en décembre dernier. En aidant à la création d’un Etat palestinien, nous aidons Israël, et comme ami d’Israël, je vous dois le langage de la vérité. La sécurité d’Israël passe par un Etat palestinien démocratique et moderne et par l’arrêt de la colonisation.

Je l’affirme devant vous qui en êtes convaincus, la création d’un Etat palestinien démocratique moderne et viable, mais c’est une condition de la sécurité à long terme d’Israël. Il n’y aura pas, et c’est un ami d’Israël qui le dit du fond de son cœur, de sécurité pour Israël sans un Etat palestinien démocratique, viable et moderne à ses frontières.

Je veux le redire avec force et que chacun m’entende bien. La France, Monsieur le Président, sera toujours au côté d’Israël quand son existence sera mise en cause. Pas de temps en temps, Monsieur le Président, toujours. Et ceux qui appellent de manière scandaleuse, scandaleuse, à la destruction d’Israël, trouveront toujours la France face à eux pour leur barrer la route.

Le programme nucléaire de l’Iran appelle, lui-aussi, une réaction de grande fermeté. Israël n’est pas seul. La France est déterminée à poursuivre avec ses partenaires une politique alliant des sanctions croissantes à l’ouverture, si Téhéran faisait le choix de respecter ses obligations internationales, un Iran doté de l’arme nucléaire, je veux le dire, est inacceptable pour la France. !

(…) Israël peut également compter sur le soutien de la France pour donner dans le cadre de notre Présidence un nouvel élan à sa relation avec l’Union européenne et plus largement et pour en finir. Monsieur le Président, le moment est venu pour tous les peuples de la Méditerranée et de l’Europe de travailler à ce qui les rapproche plutôt que de s’arrêter à ce qui les divise. On s’est assez battu, on s’est assez entretué sur la méditerranée pour créer l’Union pour la Méditerranée, autour de la paix, autour du développement et autour de la sécurité.

Comme le proposait Jean Monnet avec le charbon et l’acier européens, bâtissons en Méditerranée notre avenir commun à partir de solidarités concrètes, travaillons ensemble à la dépollution de la mer Méditerranée. Faisons de cette mer la mer la plus propre au monde. Et dans votre région où l’eau douce est si rare et bien que l’eau, comme vous l’aviez imaginé il y a quelques années, cher Shimon, devienne un facteur de coopération pour permettre à tous d’y avoir accès. Luttons ensemble contre les menaces à notre environnement fragile, comme contre les incendies de forêts. Bâtissons des solidarités concrètes. Voilà l’objectif que la France propose à tous les dirigeants de l’Europe et de la Méditerranée, ce sera le 13 juillet à Paris, il est temps en Méditerranée de faire la paix (…)./."